MON BABE

A mon babe d'amour, je peux tout dire, je peux tout faire

car mon babe est un sweet, mon sweet est un babe.

Parfois, la nuit venu, nous partageons le sexe l'un de l'autre,

le tournant, la proue, le lustrant, s'en nourrissant,

de l'un de l'autre jouant baigné dans l'amour.

Parfois, en plein jour, mon babe rie fort au téléphone,

qu'en dise les jaloux, mon babe rie fort au téléphone.

Nous jasons, nous nous attendons, nous revenons pour ne pas trop se faire attendre mais avec une tendresse étrange, persistante.

Parfois, je lui dis de vivre pour elle, libre de moi pour que je l'aime encore plus. Parfois c'est elle qui voudrait me dire la même chose, mais je ne comprend pas.

Mon babe et moi, parfois on a pas le même langage.

Mais souvent tout passe, merveilleusement, tant et si bien, que le paradis c'est nous. Tant et tant que c'est délicieux, qu'on a tout, qu'on est tout et on le sait puisque c'est vrai.

Elle est riche, elle possède un carte de guichet automatique qui crache de la volonté, du pouvoir et des dollars. J'apprends en la regardant faire. J'en aurai une aussi, bientôt.

C'est une artiste, mon Babe. Elle bricole des tas de truc merveilleux avec ces mains agiles. Elle peinturlure très souvent. Elle passe du temps à faire le monde qui nous entoure. Ses couleurs son aussi harmonieuses que les assiettes qu'elle prépare tout le temps. Les assiettes sont plus éphémères mais elles deviennent mous, elle et moi et les enfants.

Elle joue de la musique, elle joue du piano. Avant, de l'accordéon. Mais le piano c'est elle bien plus. Le piano, c'est tous ses doigts sensibles qui si mettent avec son coeur...quelle musique. Elle en invente aussi, parfois, avec des mots qui vont dessus.


Mais quand elle dort, parfois elle ronfle, mais juste pas trop.


Aussi, elle aime me montrer son beau corps. Elle me réserve pour le regarder, avec des pose extraordinaire. Mes yeux sont pour son corps quand elle me le montre. Mais son corps est aussi pour elle, pour le soleil, pour le vent doux d'été, pour l'eau des rivières, des chutes, des lacs. Elle y met des crèmes qui sentent bon la douceur et l'exotisme. Son corps est pour son bonheur.

Elle travail beaucoup. C'est une femme moderne, elle fait sa place mais sans bousculer les autre, elle fait sa place par la valeur de son travail et la qualité de ses relation. Elle t'a une de ses qualité dans les relations. Et sa tenu est toujours un enchantement pour le regard, les coupes, les agencements de coloris, les broches, les boucles, les bracelets, les boutons, les bottes les souliers...qui a du goût, la remarque.

Elle est racée, elle a les yeux bridé d'amérindie, les cheveux foncés et la peau d'une squaw.

Son corps n'a jamais enfanté. Le stérilet lui a brisé la descendance. C'est terrible et sans retour. Il lui ont regardé par laparoscopie pour lui dire d'oublier tout ça ou de leur donner beaucoup d'argent pour lui jouer encore dedans. Mais moi je n'aime pas ça du tout. Elle voulait perdre espoir, c'était trop inquiétant.

Mais moi je pense malgré tout qu'elle aura un enfant. C'était pour lui apprendre qu'il y a des chose qu'elle ne peut décider. Il faut aussi que la vie t'organise et pas seulement l'inverse.

J'aime mon babe avec tout mes sens, intérieurs comme extérieur. Elle a la vie qui chante.


Benoît Leroux, 1994