CACLUL BILIAIRE


Mon âme monte et sanglote

par le ciel qui vient là

je suis infiniment

Dieu m'appel,

ça vibre, ça pète.

Certains jours

je suis marchand de calcul

les chiffres défilent

leurs rengaines

lourde de conséquences

qui larguent une amarre à mon âme.

Il suffit pourtant

qu'une subtile lumière

se faufile

pour que se changent

les valeurs mobilières

en papier éphémères

Il suffit seulement

qu'une brise souffle

pour que deviennent intangibles

le monde et ses choses

Le temps érode les corps

des gens qui sur la terre

complotent des intrigues

Benoît Leroux, 1992