DANS LA ROULETTE

Dame simple reine de charme,

Demoiselle de 30 berges,

qui, au devant des ports du temps

télégraphie ton devenir,

comme le vaisseau amiral d'une empire sur mer

fait voler d'abbord son éclaireur.

l'apparance volee à l'harmonie

vous sied comme un statagème,

vous m'abordez à l'heure prévue pour l'imprévisible.

Comme j'ai connu les pénombres de vos nuits

vous connutes en echange celles de mes males forces.

Je vous vois double. Vous êtes une perfidie fantomatique,

se mirant en un soleil psychologique.

Sous les effets d'une grande puissance se cache une grande

incertitude aussi profonde que la vaste mer, et certainement bien

mieu cachée.

Qui a connu les joie de l'ammour connaitra le drame de l'amour.

Tu ammène les vents contraires, les tornades et les désastres.

Ta vie se veut un miroir pour faire montrer au autres comme tu es belle et heureuse. Mais quel est donc cette sorte de bonheur que suce le fiel de l'envie. Tes merveilles je les vois commme camelotte sans valeur, fausse merveille pour tromper la vie.

Qui en fait pourrait détruire une apparance si soigneusement travailler. Une apparance fabriquer avec amour pour vaincre sur le monde une apparance pour tenir à tout prix. Que j'ai résister à la tourmante ou m'a laisser notre bataille navale tient d'un miracle. D'autre y on laisser leur peau avant moi, en sont tombé malade, y on laisser la raison. Moi, le poète, j'ai plier sans ceder. Mais il faut reconnaitre le surnaturel là où la nature l'a établie.

Tu m'a trahis comme l'autre. Ou puis-je croire encore qu'il se trouve des femmes qui me previendrons avant de me tromper. Ou sont celle qui auront la force vraie de rompre leur liens avant d'en créer d'autre ?

Le poète n'a rien à dire devant ces choses. La nature s'exprime par ces créatures. La cible est illusoire. l'objet du couroux est un pretexte. l'objet de l'amour aussi. On est seul avec le monde comme frontière et limite.

Mais si tu n'a encore soufert, cela viendra. On te verra ne plus voir personne pendant des mois. Ta fuite en avant n'est qu'un signe avant coureur. Ce qui te poursuit est une bète monstrueuse. Dès ton premier repos, dès ton premier oublie grisé elle fondra sur ton coeur attendri pour mordre dans sa chaire parfumée.

J'ai le seul avantage d'avoir payé le premier. J'ai payé pour ta gaffe. Le terme de ta créance empire avec le temps qui passe.

Autant de richesse dans une ame si bien fermée ça me dépasse. La souveraineté est souvant faussée, car le sujet ne peut souffrir que sur son dos repose les faiblesse de l'empire en entier.


Benoît Leroux, 1991