LE TEMPS CLOCHE (chanson)



A vos poses, prêts, partez.

L'heure cloche où jamais,

je pars, yeai, j'm'en vais,

je te fuis, dell'Arte.

(refrain)

Je fuis l'heure, le temps,

de comprendre le temps

qui, merde, me compresse,

le temps qui m'expresse.

J'ai eu foule de vision,

ton beau corps inanimé

ô mon amour aimée

en décomposition

Je sauverai ton corps

ton esprit ton visage

de la guerre, de la mort,

des morsures, du carnage.

La beauté, ce sera

la gloire d'un sauvage

sauvetage de l'image

je t'aime et cetera.

Léger comme la banquise,

que ne puis-je en mourir,

gelé, la joie conquise,

jusqu'à baver d'en rire.

Un instant, j'ai eu peur,

le froid prend, mord, adhère,

me fait taire sous l'hiver,

sous le gong dur de l'heure


Benoît Leroux, 1991

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