MEURS-JE ?...

...sans quoi les oiseux s'enfuient.

Que de couleurs !

Que de lignes !

Pitance de pantoufle synchronique

de laquelle souffre un impur morceau.

J'entitatoin, titantoloin

tant de tours tissées au loin.

Tu espaces ta vierge,

tu tentacule tes petits trains carmins,

inconsciente,

pour simple, tout à fait.

Je purge, perdu dans des déserts,

crotté qui ne dit mot.

Je verge, j'envisage, je vois,

je reverge.

Tu train, tu trois, tu tus,

tu trompette.

Je reverge de nouveau.

Pourtant, les nuages amusent la montagne.

Pourtant, l'hiver passe son chemin.

Pourtant, l'espace volume les luminaires

qui s'en accommodent simplement.

Au jour de, pourra-t-on tu, peut-être ?

Est-ce que ?

Je verge,

sans quoi les oiseux s'enfuient.


Benoît Leroux, 1979