POITRINE

C'est toi, sourir pissenlit,

beau corps enchanté,

jeune fille, amie,

bien-aimée,

que le temps prépare

que le rêve voile,

qui, soudain, sintillante

au silence, subconsciente,

me mirent tes traits.

Tu est plus belle que l'étonnante imagination végétale,

qui monte chargé d'envie.

Je te mijote moi.

Je te laboure moi,

ton futur champ de caresse

ton film en ultra-scope.

Viens-à moi, viens-à ma voix.

Que je retienne ces castrants reflexes

les mécaniques à broyer les instants instables

d'insécurité créative.

Cocher l'innéfable amour éphémère

d'où s'insurge ma passion par brise de silence ténébreux.

Bon. L'aurore à cessé de rouler entre oméga et alfa.

Je voudrais recroire à l'impossible libre.

Des cristaux de ciel m'évacue la servitude,

fumée blance, sereine, diaphane...

le tréfond s'évapore.

Viens à ma voix, je suis à toi.

Souple dans la folie, lucide dans le rêve

Tu est un vol suspendu,

ma rive certaine, mes guides d'instinc.

Sort ton sein pour la mort sûr à mordre.

Viens vite m'user le chant qui pleurent leurs ardeur ignée.

Benoît Leroux, 1992