RUE



Je vais dire directe mes poèmes dans la rue.

En vivant ma vie dans vos oreilles.

Je serai cause au moin de quelque chose.

1,2,3, je commance. C'est l'angoisse.

Ai-je la berlue, avez vous vu, l'angoisse se rue dans la rue.

Un crochet de rime, la bagarre commance, le poète s'affirme.

Mais très tôt, il s'envole, il délire.

Il crie, il murmure, il gesticule, il se promène.

La foule s'entasse dans la rue, avez-vous vu, ai-je la berlue?

C'est comme aux vues.

Voilà mon heure. Du pain et des jeux.

Je rayonne...n'importes quoi, mais qui rayonne.



Benoît Leroux, 1991