VIENS



Il y a rien.

Il y eu, il y aura.

Noie, et au bout de nos épées

au bout de nos ames.

Vient, ma folie.

Nos avances ont des bleux nuages.

Nos ames ont des paysages.

Et c'est ta hanche qui houle.

Je tiens à mon orthographe fautif.

Je tiens à mon oreille sonde pour des

poignantes musiques.

Portes-moi, portes-moi sur un lead

de gitare.

Les chaires fussionnent d'amour aigue.

Mon zizi gargouille, mes trippes turlutes,

mes jambes te danse, viens me prendre.

Viens me zigouiller.

Je suis ton clown.


Benoît Leroux, 1990