Je tombe. Je remonte. Il faut me tenir
droit. L'inflexion n'a pas sa place parmis les foudre de la volonté.
L'inflexion est sensible, l'inflexion est souplesse, elle fait
appel à l'âme. Ici règne la volonté
dure et froide. Elle est nécessaire. Elle seule peut sortir
un homme du marasme ignoble de l'indolence. La volonté
rigide seule peut sortir l'esprit endormi dans la facilité.
L'inflexion est la soumise dans le couple de l'art. L'inflexion
se joue, l'inflexion s'interprète, je me la refuse.
Dire n'importe quoi. Mais faire sortir
le dedans.
Tout mettre et biffer ensuite. Effacer.
anihiler. Absorber. Netoyer autour le méchant, sarcler
la mauvaise herbe.
Ce qu'on dit. Ne pas réfléchir.
Automatisme. Automatique. Des perles s'issisent de l'automatisme.
Le soir et le matin. A l'aurée du someil, près des
états inconnus de la conscience où se cachent les
animaux appeurés du subconscient. Là je m'embusque,
armé par la volonté de dormir et de veiller... et
petit à petit, en sombrant ou en emergeant des bras doux
de morphé braconner le gibier de l'imagination.
Voilà, il vien enfin sans forcer,
sans le retenir, il n'est rien et à la fois toute les choses
les plus simples. Ca cesse d'être des soi-disant profond
et déchirés. Ce sont des miriades de rien qui sont
des petites choses simples, uniques et ...fade.
Le qualificatif m'a toujours déplus
et attirer fortement. Il Mattire quand il grandit et fait resplendir,
il me répugne quand il se borne à réduire
le sens. disgrace dans le verbe est difficile à supporter,
surtout lorsqu'elle vient de soi-même. La disgrace, le manque
de grace et de musique.
Je suis de la génération
du tout cuit dans la bouche. Le fast food. Il faut se botter soi-même
le derrière pour arriver à faire quelque chose.
Il y a un tas de baby-boumer qui ont déferler avant nous
sur le vie. Il ont inventer le Peace and Love puis il se sont
mis à faire de l'argent. C'est le début de la fin
pour les autres. Ceux qui suivent.
Nous, moi, les autres qui suivent et
qui n'ont pas pu se syndiquer... Il fuat être génial
ou bucher comme un malade pour arriver à quelque chose.
Ou bien être nourrit par l'état.
C'est fou à dire mais moi, j'ai
presque toujours été nourrit par l'état.
Les Babyboomer ont fait un monde d'accroché à l'état.
Il ne reste plus que les entreprises hautes et difficiles comme les sciences, l'art avec un "A" pas possible à se vomir les boyaux sur scène.
Veux veut pas, on n'échappe
pas aux tendances sociologiques. Quand on te dit que la famille
est éclatée, tu as beau ne pas y croire...ta famille
éclate. Il faut acepter sinon c'est le suicide, le meurtre
collectif, tu n'en revient pas vivant.
Comment suivre une histoire quand il
n'y en a pas. Comment écrire une histoire quand il n'y
en a pas. Quand on ne veut pas, surtout pas qu'il y en ai une.
Par écoeurement par non-sens par dégoût par
paresse, parce que quand je m'essai à une histoire, je
me goure complètement.
Ce sera du nouveau. Un essai. Un non-sens. Un je ne sais pas et je ne veut pas savoir. Un avenir incertain. Un temps sans passé au présent, avec un passé qui s'invente pour faire fitter le présent.
Personne ne s'y retrouvera, je m'en
fout. On écrit pour soi d'abbord.
Il était une fois.
Et puis rien. Le froid, le vide, le
néant. Il n'était pas une fois. Il était
plusieures fois. Il était toujours.
L'amour ? Non. La haine...non plus.
L'indiférence? oui, l'indiférence. Le contraire
de la passion. l'indiférence fluide et atemporelle qui
s'immisse lentement comme la compagne indésiré du
confort. La solitude...? Non. La foule...non plus. Quelques personnes
seulement, juste assé pour faire un monde normal. Surtout
pas de drame, c'est compliqué les drame, ça nuit
à l'indiférence.
Ca commence comme ceci: Il n'était
pas une fois ni toujours, il était jamais une fois, alors
que le ciel était bleu (ça c'est bien), d'un bleu
indiférent, d'un bleu ciel, qui ne regardait pas ce qui
ce passait dans un maison ni grande ni petite.
Dans cette maison, ni vieille ni neuve,
il n'y avait pas de chien. Il n'y avait pas de souries non plus
depuis que le dératisseur était passé. Des
fois ça marche leur trucs et on n'a pas payé pour
rien.
Le monde commancait dans la chambre
à couché avec une femme qui dormait et un homme
qui venait de se réveiller en réfléchissant
dans son rêve.
Il n'avait pas bougé de la nuit.
Il était encore dans la même position que lorsqu'il
s'était endormi. Sur le dos. Il sentait la chaleur reflétée
du corps caouchouté de son amie dont le souffle souriait
tranquillement au someil d'un autre monde.
Il fallait qu'il se souvienne tout de suite. Il devait faire le pont avec l'autre monde. Le lien avec les rêve. Il se l'était promis et devait s'y soumettre plusieur jours pour que ça marche.
Or, c'était le premier matin.
Il avait beau fouiller, racler le seuil,
pivoté dans tous les sens, l'autre monde restait clos à
son entendement. Un lumière violente trouais la pièce
de sa gaiété éphémère. Il entrait
avec elle des parfums imaginés et la joie des enfants,
le paradis.
Il fini par trouver l'heure, enfoue
sous une montagne de lingeire fine, de klennexe, de paquet de
cigarette, de livres. On aurait cru que le monde entier voulait
lui faire tord. 10h21. L'heure du crime. Le crime d'abscence
par mobile de ponctitude. Treize personnes crieraient après
lui, deux fois plus d'yeux le réprimanderaient. Il allait
être en retard.
Il tenta de dégager son corps
mince d'un fouillit de draps de luxure puants tout chaud les enfer
de l'ébas charnel. Il devint tarzan, Indiana John et tous
les grand chevaliers de l'apocalipse en se dressant hors du gouffre.
Derrière lui un cri lointain. Celui d'une femme. Celui
de celle qui lui devait son retard, nue dans l'effroid d'un éveil
glacial, les yeux gauches, mi-clos.
Alors, dans son esprit, sa haine combatait
son éducation, qui prie le dessus d'un coup tranchant de
sa raison en plein visage.
- Je suis en retard.
Il l'abrilla doucement. Lui baisa
la fesse d'un dernier soubressaut de tendresse, surprit par une
nouvelle ardeur charnelle au contact de cette peau chaude et collante.
La fesse frisonna et fut prise d'un écartement langoureux.
Il pourfendit son désir d'une douche glacé d'ambition
et fondi plutôt sur la cuisinière et s'acharna la
machine à café.
Iago. Je suis Iago. Je hait les noirs,
les mores, les morts qui nous volent nos jobs. Je vais lui faire
payé. Il se mettait dans la peau du personnage. Je suis
très intelligent. Il se coupa le menton en zizzagant artistement
le razoir. Il venait de predre confiance en lui.
Il enfourcha son texte dans son manteau
et mit l'autobus en attente dans la neige au moment de se rendre
au dernier souffle qui faisait de la fumé dehors. Le matin,
l'esprit est tout autre et on invente des tournures en sirotant
les mots comme on veut bien les entendre. Il fut un temps, pas
si lointain ou on pouvait faire la même chose avec les lettres
de mots et avec leur prononciation, mais c'est passé de
mode, aujourd'hui ça fait déjà vu, copiage.
L'acuité de ses sens le surpirent,
en train dans l'autobus. Il prenait les parfums multiples qui
le baignait un par un, à sa guise comme si il pouvait leur
donner un nom, une marque à chacun en imaginant la bouteille,
le prix et le contexte de la transaction si ce n'avait été
un présent pour Noèl. Qu'il regardasse dehors défiller
vers l'arrière les espaces de la ville à contresens
de jeunes qui courraient ou qu'il possasse le trait de sa perspective
en conjoncture profonde sur la rapidité d'un doux visage
d'enfants inquiet en diagonal, les couleurs, les formes, les textures
impressionnairent sa rétine de manière inhabituelle,
disjointe, eclatée, disparate. Il aurait pu tester à
nouveau sa capacité tactile à séparer son
corps, membre par membre, et aurait été tout aussi
surprit comme pouvait l'en convaincre son imagination mais ne
le fit pas, trop enxieux pour se liver à une activité
qui recquiert toute son attention. Iago, iago, i a g o.
Depuis qu'il avait fini son cours de
théâtre à l'École Nationale, il n'avait
jamais une occasion pareille. Iago. Sheakspeare. Bien sur,
il avait joué à la télé, quelques
rôles mineurs. Il avait commancé à se mesurer
aux vrais, aux professionnels, les toissants d'un regard foudroyant
en profitant de rôles avantageux mais de seconde importance.
Il n'avait jamais une telle occasion de se mesurer à eux
sur le terrain blanc et pur de la comparaison absolu. C'était
définitivement son occasion. L'opportunité des
opportunité. A cause de celà, il fallait qu'il
soit malheureux, là dans l'autobus d'arriver en retard.
Le stresse était insomniaque...c'est ça, insomniaque
et obsessif malgrés tout.
Benoît Leroux, 1995