L'effet destructif du désespoir
est dû à une concentration importante
d'émotion triste.
Cet effet agit en polarisant
une entité émotionnelle (individu)
négativement face aux autres.
Ici, les autres sont définis
comme à la partie extérieure,
la périphérie de l'entité
émotionnelle.
L'acidité du désespoir est
égale à moins le logarithme
de la concentration d'émotion triste.
La basicité de l'espoir est défini
de la même façon, elle est égale
à moins le logarithme de la concentration
d'émotion gaie.
Il y a une dynamique d'équilibre
entre les émotions gaies et tristes.
Elle se neutralisent l'une l'autre.
On entend ainsi la notion de milieu
en équilibre émotionnel.
Le point le plus difficile à
résoudre dans ce monde de la psyché,
est la quantification.
Cette dynamique des émotions
est contenu dans le vase informel
du monde intérieur. Les dimensions
du vase changent dans le temps mais il
n'est pas injuste d'affirmer qu'elles
oscillent autour des dimensions du corps
humain qui les portent.
L'autre paramètre important est le temps.
Une émotion commence, culmine puis s'éteint,
ou se transforme en une autre. Elle est aussi
directement associée à l'activité
du corps.
Benoît Leroux, 1991