pourait tu te pousser s'il te plait
l'eau vient sur le soleil épater les
bijoux que je cherche.
Quelle amplitude, cette chaire de leur lumière.
Dans le ciel tonifère une voix étrange
une voix sans mots dont les sens brisent mon
coeur.
Son timbre rugit d'un rouge rubis dont la fréquence
à elle seul me traumatise déjà l'émotif.
Pousse ton ombre, de grace, ne t'interpose
entre la lumière et l'oeil. Mais viens te mettre là,
à coté, contre mon corps. Ma chaleur et ta lumière
obscure se cherchent, s'aime.
Remplis ma foi de force, enracine en ma terre
le germe de l'ultime poème, donne moi le glaive du courage
permanent. Il a l'oeil du focon qui souvre, le serpent lui dresse
rien plus ne lui résiste.
Benoît Leroux, 1993