Pour édifier son bonheur, le riche
sacrifie l'amitié au feu de l'or
et va ainsi, agençant ses dollars
les ajustants, mesquin, aux loisirs
de sa bourse, à coup d'amis
mordus.
Il s'en soucis peu, le coeur fermé,
si ce n'est lui ce sera un autre,
dans la jungle des hommes, il joue le fauve,
celui qui traque, attaque et dévore.
Il est roi, maître et supérieur,
ce que sa tête désire, il l'achette,
ce que ces sens appèles, il le prend,
en jouit, le vend et s'en va.
La planette est a lui, en avion,
il se croit aigle, en bateau, requin,
sur terre il est lion et des rêves il n'a produit pas
qui ne se font aussitôt.
L'arsenal technique est à son service,
la science est à son crochet,
l'art est à ses pieds,
pour changer en milliard ses millions.
L'argent travail pour lui, comme lui
pour lui.
Sans scrupules, les bombes, les cartouche,
les drogues, l'alcool, le vice,
qui décident du sort des autres,
font sa gloire secrete.
Il se calme la conscience,
si ce n'est lui ce sera un autre.
Il est donc victorieux,
il est le plus fort,
celui qui mérite le plus de survivre,
lui et les siens.
Sans scrupules, les sports,
les fêtes, les bonnes oeuvres,
les films et les oeuvres qui font la joie,
qui allimantent les rêves des autres
édifient sa gloire publique.
Mais au fond, il est seul,
sa confiance se résume au cachot
du compte en banque.
Sa progéniture se jettera sur sa dépouille
comme des charogne.
Si le cancer ne le ravie trop vite,
il les verra, comme des vautours,
tournoyer au-dessus de son point de
chute.
Ainsi vont les médecins,
les juges, les hommes d'affaire,
les corrompu du pouvoir,
les héritiers de la fortune,
sans amour et sans haine,
sans scrupules et sans gène,
écrasant le destin des pauvres...
profitons en le temps que ça
passe...
Cela s'appèle le niveau de vie.
Et tout les autres courrent derrière
ils rêvent de prendre leur place.
Benoît Leroux, 1994