Et les pages chevalines
pour flairer, meubler,
pour y aloir bruissement,
faut acropoline lever,
citadelle cathédrale,
faut ruine future
dire à l'homme la femme.
Et percer fléchette venimeuse
au travers nué,
ou temps atomiques,
jouer bombarde à glapir chevaux,
pas de danse généreux
et s'être les cieux
à n'y plus voir
de joie que d'yeux.
La terre, boule maman,
petit lorgnon au rond
des saisons, des buissons,
du soleil attaché
et ton eau la plus bonne
par la lune brassée,
jolie femme attirante
aux chevelures atmosphère,
te voilà, l'une du ciel,
pet de soleil,
que ton fruit homme
jardine déborde.
Terre terre aux beautés,
terre aux racines,
terre qui m'emprisonne du ciel,
terre, ma naissance, mon deuil,
te voici nouvelle d'un sang qui m'aime.
Benoît Leroux, 1976