Liberté gravitationnelle du vide, épaisseur du
présent et clivage dimensionnel
Benoît Leroux, B.
Ing.,
Cabinet de
physique théorique de Ben et Fils Net, Inc.
Abstract
La liberté gravitationnelle
du vide est déduite en parachevant la symétrie entre les équations de la forces
de Coulomb et celle de la l'attraction gravitationnelle de Newton.
La liberté
gravitationnelle du vide est en 3D ce qu'est en 2D la permittivité électrique
du vide et en 1D la perméabilité magnétique du vide. La permittivité électrique telle qu'on la
connaît doit être modifiée pour tenir compte de la liberté gravitationnelle du
vide qui s'incère dans l'équation de la vitesse de la lumière.
L'épaisseur
du présent est définie comme le facteur déterminant la durée temporelle entre
l'instant où la fonction d'onde d'une particule est réduite et l'instant où la
particule est annulée par une instance de son antiparticule. L'épaisseur du présent est ainsi responsable
du principe d'exclusion de Pauli.
L'épaisseur du présent varie suivant la nature des particules et son
facteur est l'inverse de la vitesse de la lumière.
Le clivage
dimensionnel est un angle qui varie en fonction des vitesses relatives de deux référentiels. Il varie entre 0 et л/2.
Il est égal à л/2 entre les axes représentant deux différents
ordres de dimension. L'angle de clivage
dimensionnel rend manifeste le phénomène de l'inertie et les effets
relativistes sur les masses, les longueurs et les horloges comme le fait les
transformés de Lorentz.
Introduction
Malgré les
fantastiques bouleversements en physique théorique qu'ont apporté les théories
de la relativité et quantique, notre conception de l'espace et du temps
imbriqué l'un à l'autre demeure statique.
L'espace de
Minkowski est le théâtre de la relativité et des limites entre les référentiels. Les transformés de Lorentz permettent de
calculer ces modifications sans toutefois expliquer les phénomène d'interface
entre les deux mondes.
À cause du
manque d'explication face aux phénomènes étonnants que la physique quantique à
mis à jour: nature onde particule, quantification discrète, décohérence, antimatière, trous noirs, big bang, matière
sombre, etc., une révision des concepts physiques s'impose.
Le présent
article propose une théorie géométrique du temps, de l'espace, des charges et
des masses. Des nouveaux concepts sont
introduit qui permettent de relier la constante de la gravité universelle à la
vitesse de la lumière.
Dans le
développement qui suit, l'expression des dimensions omet le temps précisément
parque le temps n'est pas considéré
comme étant de la même nature que les dimensions spatiales. On démontre que la relativité est une illusion due au clivage
dimensionnel entre référentiels.
Le photon
La vitesse
du photon dans le vide est constante, c'est la vitesse de la lumière c. Cette vitesse peut être déduite des équations
de Maxwell [3] par la relation suivante:
c = 1/√(ц0ε0) (1)
où ц0 et ε0 sont respectivement la perméabilité magnétique et la permittivité
électrique du vide.
L’Électron
Suivant la
conception générale classique, l'électron est formé d'un champ électrique
infini, sphérique et uniforme qu'on assimile à une charge électrique constante
déterminée par l'équation de Maxwell pour le théorème de Gauss.
ε0 § E dS = q (2)
qui exprime
l'intégration du champ électrique E sur une surface de Gauss S entourant une
source ponctuelle q de charge e-.
Tous les électrons ont la même charge.
L'électron est doué d'un moment magnétique perpendiculaire au champ
électrique. Les électrons sont tous
identiques [13]. L'électron est la plus
légère particule persistante soumise au principe d'exclusion de Pauli.
La force de
Coulomb définie la force de répulsion électrique entre les particules de même
charges
Fe = k q2/d2 (3)
où q est la
charge, d la distance entre les charges et k la constante de Coulomb. La constante de Coulomb en terme de permittivité
électrique du vide [1] équivaut à
k = 1/4πε0 (4)
où la permittivité
électrique du vide ε0,est évaluée à
ε0
= 8.854187818 * 10 -12 C2/(N*m2) (5)
Bien qu'on
maîtrise les phénomènes électromagnétiques aujourd'hui, il n'existe encore
aucune explication de ce qu'est une charge électrique [10]. Le problème de la structure de l'électron
(s'il en est une) demeure irrésolu [4].
Pourquoi deux particules chargées de même signe subissent-t-elles une
répulsion? Pourquoi leurs champs
électriques s'opposent?
Pour tenter
de répondre à cette question d'attraction-répulsion il convient d'affermir tout
d’abord les fondements de la notion d'espace.
Par définition, l'univers doit tout contenir. Si une chose est située à l'extérieur de
l'univers, c'est que notre définition de l'univers est incomplète [9]. En suivant ce principe, il s'impose que
l'espace doit être
fabriqué (H1)
L'hypothèse
H1 requière un processus de fabrication de l'espace pour produire l'univers tel
qu'il se présente à nous en 3 dimensions.
On imagine
l'électron comme un cercle formé d'un champ électrique excentrique étalé sur un
plan perpendiculaire à son champ magnétique (figure 1). On considère le champ magnétique comme un axe
1D plutôt que comme un flux mais ayant les mêmes propriétés qu'un flux dans un référentiel
2D.

Figure 1.
La structure de l'électron.
Lorsqu'un
second électron intervient, il y a opposition entre les deux suivant la loi de
Coulomb, ils s'éloignent l'un de l'autre.
La force de répulsion électrique est manifestement un bon candidat comme
mécanisme de production d'espace.
Malgré la
définition de l'électron de Bohr, le rayon d'un électron n'est pas clairement
déterminée et varie suivant son énergie cinétique, il est donc permis de
considérer que l'espace 2D créé par la répulsion entre deux électrons est
intérieur à chacun des électrons plutôt qu'extérieur et indépendant d'eux. Pour représenter mathématiquement ce fait,
l'équation de la force de Coulomb doit être modifiée en remplaçant la distance
d entre les électrons par les rayons équivalents r des deux électrons en
assumant que d = 2 r
Fe = q2/4πε0(2r)2 (6)
En
combinant les nombres 4 et 22 entiers du dénominateur de l'équation
(6) on obtient
Fe = q2/16πε0r2 (7)
On en tire
une version modifiée k1 de la constante de Coulomb k,
qui tient compte de ce qu'on vient de proposer
k1 =
k/4 = 1/16πε0 (8)
Suivant
l'hypothèse H1, l'espace dans lequel les premiers électrons sont confinés est
un espace 2D puisque aucun espace 3D n'a encore été fabriqué. Ce plan électrique fondamental est nommé E2. Tiwari apporte des arguments puissants en
faveur d'une structure 2D pour l'électron [10].
La flèche du temps et antiparticules
La symétrie
joue un rôle de plus en plus important dans la physique moderne. On attribue à une grande symétrie une faible
entropie et à une entropie grandissante la direction de la flèche du temps vers
le futur. Pourtant, la seule faculté de
persister va nécessairement de pair avec le principe d'exclusion de Pauli,
fondamental dans la détermination de la direction du futur. L'électron étant la plus petite particule
persistante possédant une masse et soumise au principe d'exclusion de Pauli, il
est de fait le porteur le plus primitif d'une direction préférentielle du temps
dans l'échelle croissante des particules.
Parce qu'on
trouve peu d'antiparticules dans l'univers, une seconde prémisse s'impose qui sera discuté plus loin:
L'antiparticule est localisée à une distance
temporelle dans le passé de sa particule (H2)
Le temps
possède une direction. Dans des univers
1D ou 2D la direction du temps est facilement identifiable en rapport aux
phénomènes physiques qui y sont confinés.
La flèche
du temps d'un électron au repos par exemple est naturellement dirigée dans la
direction de son moment magnétique, perpendiculaire au plan électrique E2
(figure 2).

Figure 2. La direction du temps
t+ est perpendiculaire au plan E2 dans la direction du moment
magnétique μ. Le
positron (antiparticule de l'électron) réside dans le passé de l'électron, à
une distance temporelle dt > 0.
Suivant
[H2] et ce qui précède, le positron serait localisé sous le plan E2,
distancié de son électron par un laps de temps dt, dans son passé.
Lorsque l'électron est mis en
mouvement, l'axe de son plan électrique s'incline avec son moment magnétique ц qui
projette alors un vecteur temporel positif dans la direction du mouvement sur E2. L'espace 2D créé par l'éloignement de deux
électrons est produit par une augmentation de la surface interne des
électrons. Un vecteur temps est aussi
induit par l'inclinaison du moment magnétique de l'électron projeté sur E2
(figure 3).

Figure 3.
L'électron en mouvement projette un vecteur temps t+ dans la direction
du mouvement alors que le positron projette un vecteur temps t- dans la
direction opposée.
Le proton
Il est
probable qu'en certains endroits particuliers du plan électrique E2 une
concentration élevée d'électron ne permette pas aux électrons de croître en
surface. C'est une région perturbée où
les électrons s'inclinent intensément sur E2 sans pouvoir s'éloigner
l'un de l'autre. Cette inclinaison
prononcée des électrons favorise la mise en contact de leurs antiparticules
(figure 4). Trois positrons peuvent
alors être mis en contact sous haute
énergie et réagir pour former un trio de quarks qui est propulsé hors du plan E2
en 3D, immédiatement suivît par un électron qui s'échappe de E2 en
orbite autour du proton nouvellement formé.
La disposition géométrique des électrons, inclinés sur la surface
prédispose un effet tunnel pour la création d'un proton et d'un nouvel espace
2D en 3D, soit l'orbitale d'un électron, le tout formant un atome d'hydrogène
(figure 5).

Figure 4.
Interaction entre positron mis en contact et clivage dimensionnel
perpendiculaire du temps sous la contrainte de répulsion entre des électrons.

Figure 5.
Hydrogène produit par la réaction de la figure 4. Les antiquarks sont de l'autre coté du plan E2.
La production d'une structure en 3D a libéré la tension électrique due à la
répulsion entre électrons. Trois
électrons sont devenus trois quarks et un électron s'est échappé du plan E2
en orbite autour du proton.
La
possibilité d'interaction entre quark et électron est évoquée depuis longtemps:
Gell-Mann rapporte l'opinion générale de
la majorité des chercheurs qui s'exprime en faveur d'une proximité des natures
du quark et de l'électron [7]. Hawking
mentionne la possibilité de production d'électron lors de l'annihilation d'un
quark avec son anti-quark dans le cadre de GUT (Grand Unified Theory) [2] qui
correspond à la réaction inverse de celle de la production du proton qui vient
d'être émise ici.
La création
du proton fournit en tout cas l'espace 2D manquant nécessaire à la persistance
des électrons. Du point de vu du plan
électrique le proton apparaît comme l'inverse d'un électron, un vacuum d'espace
qui attire les électrons avec la même intensité de charge que l'électron
lui-même. On en déduit que la force
électrique entre des charges opposées correspond à une attraction entre
structures de nature dimensionnelle différente (2D et 3D pour électron-proton)
alors que la répulsion électrique s'exerce entre structure de natures
dimensionnelles similaires (2D pour électron-électron et 3D pour
proton-proton).
Du point de
vue du proton, la surface électrique E2 apparaît comme une
enveloppe, une sphère autour de lui.
Alors qu'en 2D, l'anti-proton (les anti-quarks) et le proton sont
disposés de part et d'autre de la surface E2
(figure 5), en 3D, la position de
l'anti-proton (ou des antiquarks) est indéterminée autour du proton à une
distance temporelle dt > l'orbitale de l'électron.
Avec
l'avènement d'un espace 3D la gravité apparaît finalement ainsi que les forces
nucléaires faibles et forte. La force gravitationnelle
rend manifeste une opposition de l'espace virtuel à son occupation par des
structures 3D persistantes. Cette force
est toutefois très faible comparativement à l'opposition de l'espace 2D à la
présence d'électron manifesté par leur répulsion réciproque.
En
principe, l'accélération gravitationnelle g est dirigée à partir du centre de
masse du proton vers le plan E2 (Figure 5). Puisque ce plan est devenu une interface
sphérique entourant le proton, la gravité s'exerce de l'intérieur vers
l'extérieur sans direction déterminée.
La liberté gravitationnelle du vide
La force gravitationnelle
de Newton entre deux protons est exprimée comme suit
fg = Gmp2/d2 (9)
ou G est la
constante de gravitation universelle de Newton, mp est la masse des
deux protons et d la distance entre eux.
À l'instar
de la constante de Coulomb, la constante de gravitation de Newton n'est
pas associée à une propriété du
vide. Pour remédier à ce manque et compléter la symétrie, la constante de
gravitation doit prendre la forme de la constante de Coulomb modifiée de
l'équation (8):
G = 1/(16πx1) (10)
où x1 est l'équivalent de la permittivité
électrique du vide pour la gravitation.
La valeur de la constante G étant 6.67*10-11 N*m2/kg2 , en
l'introduisant dans l'équation (10) on résout x1
x1 =
1/16πG = 298266385.1 (11)
Puisque les
champs électriques et magnétiques sont caractérisés par ε0 et ц0 qui définissent la vitesse de la
lumière suivant l'équation (1) et parce que le résultat de l'équation (11) est
proche de la valeur de la vitesse de la lumière c = 299792458 m/s, x1 est associé à c. Le facteur x0
de proportionnalité entre x1 et c
est
x0 = x1 / c =
0.994909569. (12)
En
remplaçant x1 par x0 c dans l'équation (10) on obtient
G = 1/16πx0c (13)
ce qui
donne une forme finale à l'équation (9)
Fg = mp2/ (16πx0c
r2) (14)
Il faut
rappeler que la distance d entre les protons de l'équation (9) a été remplacée
par la mi-distance r = d/2 dans l'équation (14) pour suivre le même raisonnement
utilisé dans l'équation (7) de la force de Coulomb car le dénominateur 16 en
tient compte.
La
constante modifiée de Coulomb k1 de l'équation (8) peut être
maintenant reliée à la constante de gravitation G. À partir des équations (8) et (13) on isole
1/16 π
k1ε0 = 1/16π (15)
G x0 c = 1/16π (16)
et en combinant (15) et (16)
G x0 c = k1
ε0 (17)
x0 est en 3D pour la gravitation ce qu'est la permittivité
électrique du vide ε0 en 2D pour l'électricité et la perméabilité du vide ц0 en 1D pour le magnétisme. Parce que la valeur de x0 est proche de l'unité, cette constante
s'appelle la liberté gravitationnelle du vide.
Les unités
SI de la liberté gravitationnelle du vide x0 déduites de l'équation (13) sont
des kg · s3 / m4 .
L’Épaisseur du présent
La
séparation du positron de l'électron d'un laps de temps dt a fournît
une configuration géométrique favorable à la production d'un nouvel espace 2D
en 3D par transformation de positrons en
quarks et d'électron en anti-quarks.
L'importance
de la double nature particule/antiparticule ainsi que le déterminisme dans le
cours du temps sont relevés par Mazur comme étant non seulement reliés mais
nécessaire l'un à l'autre [5]. Par
contre Mazur attribut aux interactions faibles le rôle de déterminer une
direction à la flèche du temps alors que manifestement l'électron, qui est la
plus petite particule persistante en terme de masse, est déjà en soit le
résultat d'une manifestation primordiale d'une direction préférentielle du
temps vers le futur.
Suivant l'hypothèse (H2), pour
l'électron, le temps est aligné avec son moment magnétique μ et
l'antiparticule réside à un laps dt sous l'électron au repos, sous la surface
électrique E2. Ce laps de temps représente une base à partir de
laquelle l'électron s'élance vers le futur.
L'antiparticule
sert d'une part de tremplin à la particule dans sa poussée vers le futur en lui
fournissant une assise pour persister et d'autre part elle sert à annulé la
particule une fraction de temps après son présent. L'espace temporel dt forme l'épaisseur du
présent
Le facteur
d'épaisseur du présent est l'inverse de la vitesse de la lumière
ep = 1/c (18)
L'angle
d'inclinaison ө du moment magnétique de l'électron ou angle
de clivage dimensionnel, projette un vecteur vitesse sur la surface E2
dans la direction du mouvement de l'électron (figure 3).
Imaginons un cercle de rayon c, l'angle ө est le clivage dimensionnel et la vitesse v de la particule est en abscisse (figure 6).

figure 6. Rapport entre une
vitesse et la vitesse de la lumière suivant l'angle de clivage
dimensionnel ө entre deux référentiels.
La vitesse
v en fonction de l'angle ө correspond à
v = c (sin ө) = (sin ө)/ep (19)
D'où
epv = (sin ө) (20)
Le clivage dimensionnel ө est une fonction de la vitesse multiplié par l'épaisseur du présent
ө = arcsin (epv)
(21)
en dérivant
l'angle ө par rapport à la vitesse v on obtient
dө/dv = d (arcsin
(epv))/dv = 1/ √(1 - ep2v2) (22)
On reconnaît
dans l'expression de droite de l'équation (22) le facteur de conversion de
masse et longueur pour les vitesses relativistes (puisque ep = 1/c)
des transformés de Lorentz [4]. Par
exemple, si cette dérivé est appliquée à une masse m0 on a
m = m0 dө/dv (23)
Le clivage
dimensionnel induit un effet relativiste à la masse m0 perçue comme
m pour un référentiel en mouvement relatif au référentiel de m0.
Le clivage
dimensionnel est aussi responsable de l'opposition d'une force f = ma à tout
changement de quantité de mouvement q = mv d'un corps puisque qu'une variation
de la vitesse correspond à une variation de l'angle de clivage dimensionnel. On peut
considérer ces phénomènes relativistes comme une sorte de réfraction due à
l'angle de clivage dimensionnel sur une interface entre les référentiels dont
l'épaisseur est déterminée par le facteur d'épaisseur du présent. Quand on
remplace le concept de vitesse de la lumière c par celui d'épaisseur du
présent ep, la limite physique devient intime aux corps qui la
subissent dans leur résistance au non-être, au sein du phénomène de la
persistance elle-même. La limite
physique c ou ep est celle du clivage maximum ou l'angle est л/2.
La liberté gravitationnelle dans l'épaisseur du
présent
Puisque la
valeur de la permittivité du vide ε0 est issue de mesures indirectes effectuées à partir d'observation et de
calcul sur les courants de déplacement électrique dans des condensateurs
[1], la liberté gravitationnelle du vide
x0 pourrait facilement s'y cacher
sous la
forme
ε0= x0ε1 (24)
où la
valeur de la permittivité libre de gravitation ε1 calculée en utilisant les valeurs
de ε0 (5) et x0 (12) dans (24) est
ε1 =
8.8091161837 * 10 -12
(C2*m)/(s*kg2)
(25)
L'équation
(24) nous permet finalement d'inclure x0 dans l'équation de la vitesse de la lumière (1)
c = 1/√(ц0x0ε1) (26)
Les
facteurs ц0, ε1 et x0, exprimant chacun une propriété du
vide en rapport avec un des ordres de dimension 1D, 2D et 3D, correspondant
respectivement aux champs magnétiques, électriques et gravitationnels qui
concourent pour définir le facteur de l'épaisseur du présent ep
ep = 1/c = √(ц0x0ε1) = 3.3356 * 10-9 (s/m) (27)
En
combinant les équations (17) et (24) on
obtient
G x0c = k1 x0 ε1 (28)
Et en
éliminant x0 de part et d'autre de l'équation
(28), et en remplaçant c par 1/ep on obtient une relation simplifiée
entre les constantes des forces gravitationnels et électriques
G = k1 ε1ep (29)
Le clivage orthogonal du futur
Le futur intervient de manière
orthogonale lors d'ajout de dimension spatiale.
Le clivage dimensionnel ө
est orthogonal et maximal dans l'induction du futur (ө = п/2).
Pour un
champ magnétique isolé, considéré comme une structure 1D dans la présente
théorie, le temps est perpendiculaire à l'axe de B et de direction indéterminée
(figure 7).

Figure 7.
Le temps associé à un champ magnétique est indéterminé mais restreint
à un plan perpendiculaire au champ
magnétique B.
Pour un
photon, le temps est parfaitement aligné avec son vecteur vitesse qui est
perpendiculaire aux deux champs E et B qui le compose (figure
8).

Figure 8.
Le futur du photon est déterminé et perpendiculaire aux deux champs E et
B.
Pour un
électron au repos, le temps va dans la même direction que son moment magnétique
B (figure 9).

Figure 9.
Pour l'électron au repos, le temps prend la direction perpendiculaire au
plan électrique de l'électron.
Si
l'électron voyage, son vecteur temps
s'incline avec son champ B, dans la direction du mouvement (figure 3). Lors de la production du proton le clivage
dimensionnel est presque ou parfaitement orthogonal pour la propulsion des
quarks hors de la surface électrique ce qui rend manifeste une direction du
future perpendiculaire au plan des électrons qui le produisent.
Finalement
pour un proton en 3D, le futur de la particule est excentrique sous forme de
champs alors que le futur de son l'environnement est concentrique (figure 10).

Figure 10.
En 3D, le futur d'une particule comme un atome d'hydrogène est
indéterminé et excentrique alors que le futur de l'environnement est
concentrique.
Cui [6]
produit une analyse de la "nature d'adaptation directionnelle"
orthogonale pour les forces de Coulomb et gravitationnelle démontrant qu'elles
agissent toujours de manière perpendiculaire au 4-vecteur vitesse des
particules dans un espace-temps 4-dimensions plutôt que suivant la ligne
joignant les particules en interaction.
Il relève aussi le fait que cette "nature d'adaptation
directionnelle" dans l'action de ces deux forces semble être en relation
avec l'aspect quantique du phénomène.
Bien que l'argument de Cui soit éloigné du modèle traité ici,
l'intuition qu'il révèle sur le rôle des angles orthogonaux en physique est
tout à fait approprié au présent propos.
L’Incertitude du futur
L'incertitude du futur est liée aux
probabilités qui gouvernent les ondes de probabilité quantique des particules. Le futur immédiat de l'électron comporte une
incertitude (angle solide ф) sur son moment magnétique ц
dont le diamètre qui
coupe le plan tangent à la vitesse v et projeté sur E2, forme le front du
présent (figure 11).

Figure 11. Cône et droite
d'incertitude Ψ
associée au futur de l'électron en mouvement. L'intersection du cône avec le plan
perpendiculaire au front du présent sur la surface E2, projette une droite
d'incertitude perpendiculaire au mouvement.
L'onde de probabilité quantique en
2D appartient à une droite Ψ tandis
qu'en 3D elle forme une surface Ψ (figure 12), tous deux perpendiculaires à l'axe du temps
(déterminés par la vitesse) et localisés sur le front du présent.

Figure 12. Plan d'incertitude Ψ perpendiculaire au mouvement d'une particule en
3D.
Interfaces et réduction de la fonction d'onde
Les
interfaces qui sont des droites Ψl en 2D deviennent des surfaces Ψs en 3D. L'interface est le lieu
de rencontre des futurs entre les objets et c'est là que s'ajuste la cohérence
de l'espace-temps. La réduction de la
fonction d'onde, loin d'être une interférence entre la conscience d'un
observateur et un phénomène physique, requière simplement que deux fronts de
futur se rencontrent de manière à devenir la causalité d’autres phénomènes
subséquents.
La
décohérence est naturelle en 3D si le futur d'un objet quantique ne rencontre
pas le futur d'un autre objet. En
passant à travers deux fentes à la fois, une interférence est produite dans le
plan Ψ du futur probable. Le
fait de l'observation de l'état quantique d'une particule induit le futur de
l'observateur qui réagit avec celui de la particule pour réduire les deux
fonctions d'ondes de la particule et de l'observateur simultanément à
l'interface de rencontre. Cette réaction
de réduction mutuelle des fonctions d'onde permet un ajustement de la cohérence
de l'espace-temps à travers une interface de présent qui forme ce plan
perpendiculaire Ψ commun
entre l'observateur et l'observé.
Le présent
Le
processus de maintien du présent se présente sous la forme d'une vibration: une
instance de l'antiparticule annule une instance du présent de la particule
alors qu'une nouvelle instance de la particule apparaît avec une nouvelle
instance de son antiparticule.
Si ce
processus de dissolution-création continu ou de rebondissement n'existait pas
il s'accumulerait des évènements physiques dans des espaces de persistance
limités.
Discussion
À l'instar de la vitesse de la
lumière, qui est une limite supérieure à la propagation de l'information dans
l'espace, l'épaisseur du présent agit comme une résistance locale à la
propagation de l'information dans l'espace et comme base pour le mécanisme de
persistance pour les fermions qui leur confère la propriété d'exclusion de
Pauli.
On pourrait
argumenter sur la faiblesse mathématique de recourir à une variable cachée tel
que x0, qui nous permet de
relier les constantes universelles G à c et K.
Cet argument serait valable si G, ε0 et c n'étaient pas touts issues
d'observations. Un raisonnement capable
d'apporter un nouvel éclairage sur ces phénomènes physiques ne peut être rejeté.
Le clivage des dimensions entre ε1 (2D) et x0 (3D) est exprimé par le
facteur 1/(16 п) qui a permis de relier les
constantes gravitationnel et électrique.
On retrouve un
clivage similaire des dimensions entre le photon et l'électron dans la
constante de Dirac ђ, où la constante de Plank h est
multipliée par 1/(2п) lors d'émission ou d'absorption d'un photon
par un électrons. Ce dernier clivage
dimensionnel se produit entre bosons (structures en 1D) et fermions (structures
en 2D).
La
localisation temporelle du passé et donc des anti-quarks du proton à
l'extérieur du noyaux de l'atome (figure 5) présente une configuration géométrique
propice au maintien de l'orbitale de l'électron de l'atome d'hydrogène par la
répulsion entre les charges des quarks et du positron et entre les charges des
anti-quarks et de l'électron. Il ne
serait pas étonnant que l'épaisseur du présent du proton s'accorde avec celui
de l'électron pour assurer la stabilité de l'atome en 3D et participe à la
détermination des niveaux d'énergie propre aux orbitales de chaque électron
dans les atomes plus complexes.
La théorie
présentée ici permet d'allier des aspects qui demeuraient jusqu'aujourd'hui
contradictoires des théories de la relativité générale et de la mécanique
quantique et met aussi en relief la raison radicale de cette discorde. Car la théorie de la relativité générale est
entièrement basé sur un univers continu en 3+1 D alors que la mécanique
quantique, ayant développé des mathématiques discrètes répondant aux phénomènes
binaires en 2D et unitaires en 1D fait face à
une difficulté insurmontable dans l'intégration de la gravité, un
phénomène confiné en 3D [7]. Le clivage
dimensionnel orthogonal entre les ordres de dimension 1, 2 et 3 et l'apport de
la liberté gravitationnelle du vide viennent régler cette discorde.
Il est
naturel qu'à chacun des champs magnétique, électrique et gravitationnel soit
attribué un domaine réservé à chacun des ordres dimensionnels, les moindres
devenant des sous-ensembles d'ordres dimensionnels plus élevés.
Quand à la
masse de l'électron au repos, elle peut être considérée comme une vibration de
la surface E2 en 3D. Ceci
explique la différence considérable qui existe entre la masse de l'électron et
la masse du proton (mp = 1836 me).
Dans la
situation ou l'antiparticule est dans le passé de la particule, il reste le
problème de l'effet de la masse de l'antiparticule sur la particule. Suivant la théorie quantique, la masse de
l'antiparticule est équivalente à la masse de la particule. Pour demeurer invisible à la particule, il
faudrait que l'onde gravitationnelle de l'antiparticule ne puisse jamais se
rendre jusqu'au présent de la particule et que la distance temporelle entre
elles soit telle que la gravité ne puisse jamais surmonté ce laps de temps qui
les sépare.
Le
mécanisme suggéré ici de production de proton par la répulsion entre électrons,
fournit un indice pour résoudre la relation pressentie par Feynman pour les
rapports d'une part entre l'attraction gravitationnelle et la répulsion
électrique et d'autre part entre le diamètre du proton et celui de l'univers,
rapports qui sont du même ordre de grandeur ~10-42 [8]
Ce
mécanisme de production de proton pourrait être responsable des jets de matière
inexpliqués issue du centre des structures célestes en forme de disque où la focalisation du jet ne peut-être expliqué,
semble-t-il, que par d'intenses champs magnétiques [12]. C'est au centre d'un plan 2D en rotation que
la concentration des électrons a le plus de chance d'être élevée.
Les
réactions entre futurs qui se produisent aux interfaces s'accordent avec la
pensé de Smolin suivant laquelle l'univers ne serait rien d'autre qu'un réseau
de relations en évolution [9]. De
surcroît, les réseaux de spin conçu par Penrose, dont Smolin fait cas,
devraient se montrer fertiles pour comprendre comment les champs magnétiques et
le front du présent où se manifeste la fonction d'onde, interagissent pour
maintenir la cohérence de l'espace-temps.
La tendance
générale actuelle au sein de la communauté scientifique est de concevoir
l'espace et le temps comme discret [9].
Dans la présente théorie, le temps agit de façon discrète à travers
l'épaisseur du présent et le processus d'instanciation des particules soumises
au principe d'exclusion de Pauli, ce qui fractionne l'espace produit qui en
résulte en quanta.
Conclusion
Il a été
suggéré que l'espace n'existe pas à priori, et supposé que le phénomène
fondamental qui sous-tend la force de répulsion électrique est la manifestation
d'un besoin d'espace nécessaire à l'électron pour persister. Cet espace 2D créé est produit par les
composantes passée et future du vecteur temps de l'électron lorsque mis en
mouvement dans un espace 2D (une surface électrique) par la répulsion entre les
électrons.
Des
conditions pertinentes ont été établies et un processus de création de protons
a été proposé comme conséquence de ce même besoin d'espace pour les
électrons. Cette fois l'espace produit
est en 3D.
Il a été
démontré que les champs gravitationnels sont le propre de l'espace 3D comme les
champs électriques sont le propre de l'espace 2D et les champs magnétiques le
propre de l'espace 1D.
Par
symétrie entre les équations des forces électrique et gravitationnelle, la
constante de gravitation universelle a été associée à la vitesse de la lumière
et la liberté gravitationnelle du vide en a été extraite.
En émettant
l'hypothèse que les antiparticules résident dans le passé de leur particules on
a découvert un mécanisme de déploiement de nouvelles dimensions spatiales
impliquant chaque fois une induction orthogonale du temps sur le front du
présent.
La
pertinence pour le présent de posséder une épaisseur temporelle a été supposé
puis démontré.
Finalement
les probabilités quantiques ont été associés à l'incertitude du future sous la
forme d'une ligne ou d'une surface perpendiculaire à la flèche du temps et sur
le front du présent dépendamment de l'ordre de dimension dans lequel le
phénomène se produit. On a appelé
clivage dimensionnel ce phénomène d'induction orthogonal du futur localisé sous
la forme d'interface entre les objets.
Références
1. R.
Resnick, D. Hallyday,, Électricité et Magnétisme physique 2 (tr de PHYSICS,
John Wiley & Sons), Éd. du renouveau pédagogique, Montréal, (1979), pp. 5,
322, 336
2. S. W. Hawking, A Brief History of Time, Ed. Bantam Books,
NY, (1988), pp. 73, 75, 77, 78.
3. R.
Resnick, D. Hallyday, Ondes, optique et physique moderne, physique 3 (tr. de
PHYSICS, John Wiley & Sons), Éd. du renouveau pédagogique, Montréal,
(1979), pp. 55
4.
5. A. Mazur, Time and the laws of
Nature", (2000), http://xxx.lanl.gov/abs/physics/0006051
6. H. Y. Cui, Direction Adaptation
Nature of Coulomb’s Force and Gravitational Force
in 4-Dimensional
Space-time,
7. M. Gell-Mann, The Quark
And The Jaguar, Ed. W.H. Freeman and Company, NY, (1994) 180, 125
8. R. Feynman, La nature de la physique
(Character Of Physical Laws, 1965), Ed. du Seuil (1980), p 35
9. L. Smolin, Three Roads To Quantum Gravity,
Ed. Basic Books, NY, (2001), pp. 17, 19, 149
10 S. C. Tiwari, The
Nature Of Electronic Charge, (2004), http://xxx.lanl.gov/abs/physics/0408053
11. R.
P. Feynman, S. Weinberg, Elementary Particles and the Laws of Physics, (1987),
12. O. Blaes, Un univers de disques, Pour La
Science, (Oct 2004), p.67
13. B. Greene, The Fabric Of The Cosmos, Alfred A. Knopf, NY, (2004),
p.439